La Bastide-L'Evêque

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Site officiel de la Mairie de La Bastide-L'Evêque

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Historique

Présentation :



La Bastide qui se localise sur un plateau de terres agricoles situé entre les premiers contreforts du Ségala, les gorges du Lézert et celles de l’Aveyron, a été fondée en 1280 par Raymond de Calmont d’Olt, Evêque de Rodez. A proximité de la Bastide épiscopale, se déploie un réseau de villages (Cabanes, Teulières, Cadour) et de mas dont l’existence, plus ancienne, pourrait remonter à l’époque romane ou carolingienne. Cette fondation est étroitement liée à la création de Villefranche-de-Rouergue par Alphonse de Poitiers, trente années plus tôt, et aux problèmes qui opposèrent alors l’administration royale et l’évêque de Rodez, Vivian de Boyer.


La fondation de la Bastide de Villefranche, à propos de laquelle il ne semble pas avoir été consulté, et contre laquelle il s’est opposé énergiquement, a été ressentie comme un affront par l’évêque de Rodez. La construction de cette ville neuve au bord de l’Aveyron, desservie par les axes routiers et disposant de mines d’argent, dont les habitants ont reçu des franchises avantageuses, a provoqué de manière irrémédiable une hémorragie démographique sur les terres de l’évêque, menaçant son autorité religieuse et politique, réduisant notamment les droits et les bénéfices fiscaux qu’il tenait de la population rurale. Ce conflit d’intérêt, cette désapprobation, explique la réaction violente de Vivian de Boyer, qui prononce l’excommunication de la population de Villefranche, allant jusqu’à maudire la ville elle-même…


La Bastide-l’Evêque est fondée sur les terres acides et peu productives du Ségala. Par contre, les richesses naturelles y abondent. Comme à Villefranche-de-Rouergue, des gisements de plomb argentifère, qui ont été exploités dès l’époque gallo-romaine, y affleurent. Par ailleurs, les terres que bordent des cours d’eau torrentueux et l’Aveyron disposent d’une couverture forestière importante, indispensable à la production du charbon de bois qui était utilisé pour la fonte du métal. Il semble en effet que l’évêque Raymond de Calmont ait bâti son projet urbain et économique sur le patrimoine forestier afin de développer une industrie métallurgique d’envergure aux portes de Villefranche.



On ne sait pas précisément si l’exploitation du plomb argentifère a eu un impact sur l’économie naissante de la petite bastide. L’argent a vraisemblablement permis de fournir l’atelier monétaire royal de Villefranche, du moins à partir du début du XVe siècle, ainsi que les orfèvres de cette ville. En revanche, et dès le XIVe siècle, plusieurs martinets sont mentionnés en bordure du Lézert. Ces moulins, mus par la force hydraulique, permettaient de battre en cadence et d’emboutir en série des pièces de cuivre destinées à devenir des chaudrons (pairols), des seaux à eau ou à traire (blachins, selhas, ferrats), des bassines et des louches à puiser (cassa ou copa). (Martinet de la Ramonde)


Isolée des grands axes de circulation et trop proche de sa voisine Villefranche, avec laquelle elle ne pouvait rivaliser, la Bastide, laborieuse, n’a pu se développer et s’épanouir comme l’évêque le souhaitait. Elle a été pendant longtemps un territoire d’agriculture et d’élevage, propice à l’exploitation forestière, à l’extraction minière et au battage du cuivre. Cette activité dont on sait qu’elle a été pratiquée à une échelle industrielle jusqu’au XVIIe siècle au moins, a considérablement contribué au développement économique de Villefranche-de-Rouergue.